Mais en fait ...  
                         QU’ EST CE QU’ UN PARTI NATIONALISTE AU JUSTE ? 
                   
Définition, idéologie et  théorie.

 

  A

 l’aube de la mondialisation et du post-matérialisme un amalgame persiste entre un phénomène politique qui s’accroît de jours en jours et une idéologie grotesque et totalitaire. Souvent, j’ai pu noter dans la presse écrite ou audiovisuelle que l’on préférait comparer une lutte de libération nationale dans un pays ignorant le concept de liberté avec un groupuscule ou une faction d’extrémistes (ou intégristes) luttant, pour la plupart, plus pour leurs ventres que pour leur convictions. Cependant, bien que l’on les distingue par le même vocable de « partis nationalistes », je crois que ces deux revendications politiques — fondées sur le principe de conflit au sens du sociologue Georg Simmel (in Le conflit, pour l’édition française Circé/poche 1995) — n’ont ni la même action politique, ni le même impact sur l’identité collective. Ces deux phénomènes sont distincts l’un de l’autre en raison de leur spécificité première liée à la revendication qu’ils véhiculent et aux groupes socio-politiques qu’ils représentent.

            Cette distinction épistémologique a déjà été réalisé par P. Schumpteter et un certain nombre d’auteurs ; en France les travaux multiples sur la structure des « partis politiques » de Maurice Duverger firent office de paradigmes explicatifs de la scène politique et de ces mécanismes organisationnels et institutionnels. Ainsi, non pas, pour que le phénomène partisan des dubitatifs et des sceptiques se déroule là où la logique électorale et la statistique l’ont prédite et calculé, non plus pour faire le procès d’une revendication par rapport à une autre, mais tout simplement parce qu’il existe un moyen sûr de ne plus commettre l’achoppement, une clarification s’impose.

D’un point de vue théorique ce phénomène ne s’étudie pas sous les feux de l’actualité comme le font aisément certains journalistes, il doit être comparé, élagué et bien évidemment construit et déconstruit et enfin reconstruit. Ainsi, comme l’exprimait si bien Gaston Bachelard :

« la science, dans son besoin d’achèvement comme dans son principe, s’oppose absolument à l’opinion. S’il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l’opinion, c’est pour d’autres raisons que celles qui fondent l’opinion, de sorte que l’opinion a en droit, toujours tort. L’opinion pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances. En désignant les objets par leur utilité, elle s’interdit de les connaître. On ne peut rien fonder sur l’opinion : il faut d’abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter. [...] L’esprit scientifique nous interdit d’avoir une opinion sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement.  Et quoi qu’on en dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d’eux-mêmes. C’est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. S’il n’y a pas eu de question, il ne peut y avoir de connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n’est donné. Tout est construit[1] ».

En conséquence, peut-on affirmer que le nationalisme basque est un nationalisme de type programme politique du F.N. dans son Passeport pour la victoire de 1988[2] ? Fort heureusement  non ! 
Maurice
Duverger, éminent politologue et constitutionnaliste, célèbre pour son ouvrage (théorique) sur « le mécanisme comparé des partis politiques », bien qu’il notait « qu’il est impossible aujourd’hui de décrire sérieusement [ ces phénomènes], mais il est indispensable de le faire », s’y est intéressé[3]. Et pourtant, ce n’est pas dans ce livre que l’auteur posera les balbutiements d’une lecture identifiant clairement les deux pôles du nationalisme politique et sociologique, mais dans son ouvrage — aujourd’hui oublié — intitulé la Sociologie politique[4], une partie de l’écheveau a été dénoué d’une manière scientifique et mythique. Maurice Duverger, au delà des « culturalismes » idéologiques et des stratégies politiciennes,  parle de nationalisme « soumis à une domination extérieure »
à son champ d’action ( territoire historique, langue, culture politique, religion, spécificité, mœurs, mythe et par dessus tout croyances les plus singulières les unes des autres) et à ses valeurs fondamentales (libertés, démocraties, autodétermination   etc.. c’est cela le nationalisme pour l’auteur). L’autre est le nationalisme des dominants 
« 
[qui se servent des revendications d’une] indépendance nationale, de réclamer le droit d’un peuple à disposer de lui même, mais d’exalter l’orgueil de ce peuple, d’affirmer sa supériorité sur l’autres, d’entretenir sa haine contre des ennemis. Cela permet de justifier des mesures autoritaires et impopulaires à l’intérieur, de développer artificiellement la solidarité nationale, de camoufler la domination d’une classe sur une autre derrière l’image de l’unité de tous les citoyens d’un même pays dans leur opposition à ceux des autres pays. Ce nationalisme là constitue plutôt un camouflage qu’une idéologie »
Pour Maurice Duverger s’il y a un seul système de partis nationalistes c’est celui de ceux qui fondent sur une revendication et sur un droit ontologique l’ensemble de leurs mobilisations, c’est
 « 
ceux qui  réclament l’indépendance d’une nation soumise à une autre nation »
Ce qui signifie que dans la méthodologie née des constats étymologiques professés par Maurice Duverger :
 « 
Ces partis expriment un groupe social qui n’est pas une classe, mais un groupe horizontal : le groupe national inclus dans un État où il se considère étranger, et qui veut se considérer lui-même en État ».

De sorte que pour cet auteur il n’y aurait qu’un seul et unique système des partis nationalistes, c’est-à-dire une lutte de libération nationale au sens le plus large possible conjuguée au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : l’autodétermination juridique et politique. L’idéologie nationaliste défini par Maurice Duverger est inhérente à ces valeurs.

Cette première distinction nous permet de bien différencier l’idéologie nationaliste, bien que pour certains politologues et politiques il faille mieux la qualifier de « nationalitarisme[5] », de système de parti unique, de totalitarisme, de l’autoritarisme, de nazisme, de fascisme, de racisme, de despotisme et autre intégrisme tribal et/ou religieux. Par contre, les partis nationalistes restent mystérieux et non identifiés. Plusieurs politologues américains, français et — maintenant depuis le dégel de la banquise soviétique — d’Europe centrale et Orientale, s’interrogent sur la réalisation de la typologie la plus objective du système des partis nationalistes. Dogan Matteï dans un article[6] sur le concept de nationalisme, parle « de nationalismes ». 
Le pluriel s’impose, car pour celui-ci, chaque revendication (religieuse, chauvinisme, patriotisme, ethnique, linguistique, etc..), se caractérise par sa singularité et son ipséité qui sont des principes fondamentaux à valeurs théoriques. En plus simple, il existe pour chaque revendication un unique nationalisme, ce qui explique le titre de Sociologie des nationalismes, paru sous la direction de Pierre Birnbaum aux éditions P.U.F. en 1997.

On retrouve dans cette approche à caractère théorique l’analyse échafaudée par le professeur  nord américain Boyd C. Shaper dans son ouvrage Le nationalisme, mythe et réalité (pour la traduction Payot 1964). Après une étude du concept du nationalisme durant plus de vingt ans l’auteur arrive ainsi à cette définition :

 « le nationalisme est ce que les nationalistes l’ont fait ; ce n’est pas un concept net et fixe, mais une combinaison variable de croyances et de conditions diverses. Il est peut-être fondé, en partie, sur un mythe, mais les mythes, comme les autres erreurs, arrivent à se perpétuer et à devenir, non pas vrais, mais réels. C’est un fait que mythe et réalité, vérité et erreur sont inextricablement mélangés dans le nationalisme moderne »
 (car pour cet historien le nationalisme est né avec la fin du XVIIIéme siècle).

Boyd C. Shaper pense que « la seule manière raisonnable d’arriver à déterminer les croyances, — vraies ou fausses —, et les conditions,  — quelques mal interprétées qu’elles soient —,  qu’on y trouve habituellement ». 
Dans cette œuvre l’auteur dégage 10 principes — qui malheureusement ne sont pas des préceptes de la définition du nationalisme, mais simplement des hypothèses de travail, c’est pourquoi j’en ferais l’économie. En conséquence, retenons que dans une analyse plus récente publiée en français en 1994 chez NRF Gallimard, Éric Hobsbawm[7] parle d’éléments constitutifs d’un proto-nationalisme. Mais cette typologie du nationalisme ne nous donne qu’une réification atrophiée, — de surface. On ne voit que l’arbre qui cache la forêt : comment distingue-t-on les nationalistes Corses des séparatistes Basques, les rattachistes wallons des ethno-nationalistes ( au sens culturel du terme) Irlandais et Écossais, des régionalistes occitans et des mouvements sociaux catalans ? etc..

Daniel-louis Seiler, spécialiste des partis politiques, propose une généalogie des partis autonomistes ou périphériques (ou périphéristes) — l’auteur préfère ce vocable à celui de séparatiste ou de nationaliste, voir par exemple son article dans le collectif dirigé par Christian Bidégaray Europe occidentale, le mirage séparatiste (Economica, 1997). Les objectifs de cette analyse sont d’échafauder et de mettre en œuvre une lecture des organisations sociales et politiques des mouvements sociaux et familles nationalitaires. Ce politologue est l’un des premiers chercheurs à s’être interrogé sur la morphologie des partis de défense de la périphérique et sur la question de la généalogie de ces partis autonomistes. L’interrogation de ce professeur s’appuie sur un nombre déterminé de problèmes observables d’ordre idéologique, stratégique, structurel et fonctionnel, dans la genèse, l’institutionnalisation et la pérennisation des partis hors système que sont les groupes nationalitaires et régionalistes[8].  Partant des travaux du politologue norvégien Stein Rokkan celui-ci prenant en considération le fait qu’il subsiste un fait important en science politique qui est que l’on doit prendre en compte l’opposition entre un centre politique unificateur d’une seule valeur à caractère nationale et la périphérie qui se mobilise contre celui-ci, en raison de sa spécificité et de sa culture politique propre si l’on veut analyser objectivement le système politique d’un État au sens large[9]. Mais comment aborder le phénomène des partis nationalistes ? En l’étudiant comme un parti politique classique à l’intérieur de la théorie des partis politiques et en dégageant un paradigme (théorie dominante) de la morphologie des mouvements de défense de la périphérie. Stein Rokkan pensait que les partis politiques sont porteurs de projets de sociétés, l’élection symbolisant leur incorporation dans le système politique résulte des clivages fondamentaux de la société. Ainsi pour Stein Rokkan les partis politiques contiennent une double nature et « ils constituent d’une part des agents du conflit, de l’autre des institutions, donc des éléments intégrateurs (Lipset et Rokkan Party systems and voter aliguments, N-Y Free Press 1967, cité in Daniel-louis Seiler Les partis autonomalistes, Q.S.J. ? n°1997, P.U.F. deuxième édition 1994, p.6) ».  En conséquence chez Stein Rokkan, dans la perspective du conflit/intégration, la position des partis autonomistes résulte du clivage mettant en opposition le centre à la périphérie. Cette mutation était qualifiée de Révolution nationale. Celle-ci met en exergue le dualisme — comme nous l’avons déjà expliqué — entre d’un côté le centre-édificateur d’une culture nationale et de l’autre la résistance d’une culture ethnique ou identitaire spécifique.

            Il est évident que Daniel-louis Seiler n’a pas été le seul chercheur à utiliser cette problématique, mais, par contre celui-ci souligne que « [ cette démarche] permet d’envisager de manière plus stable la relation entre les partis nationalistes et le nationalisme comme idéologie et comme rhétorique  politique  (in « Systèmes de partis et partis nationalistes » in P. Birnbaum (Dir.) Sociologie des nationalismes, P.U.F. p.212) ». En fait cet auteur distingue le nationalisme périphérique du nationalisme centraliste ou stato-nationaliste ; le premier se trouve le plus souvent — sauf cas particulier — à gauche, il fait appel aux conceptions d’ordre culturel : culture populaire ou locale, langue minoritaire ou locale (bien que ce vecteur ne soit pas lié à un nombre « X » de locuteurs, mais plutôt au pouvoir de rassemblement qu’offre une langue vernaculaire), l’histoire (et les constructions mythiques qu’elle procure), la religion (dans certains cas) etc.. ; le second est stato-nationaliste, c’est-à-dire qu’il entend la nation comme élective, il exalte la grandeur nationale, l’universalité de la langue nationale ( la langue du commerce, des échanges, du droit, bref la langue de l’administration, « la langue du pain »), la mission civilisatrice de la nation etc.. Leurs actions politiques et leurs croyances sont marquées par une série de choix culturels antinomiques. Ainsi, une lecture approfondie des systèmes partisans (votes, adhésions politiques, socialisations etc..) de chaque mode et code de valeurs inhérents à ces deux choix culturels  permettra une distinction rapide et objective des deux pôles de l’idéologie nationaliste.

Pour Daniel-louis Seiler les partis autonomistes ( que l’on peut appeler famille nationaliste) se composent, se structurent et s’organisent suivant trois types de morphologies qui sont — étrange paradoxe — à la fois intrinsèques par essence et divergentes par principe. C’est-à-dire, bien que l’idéologie soit de même nature, que « le concept de nation », les moyens d’y parvenir sont totalement différents : le premier est d’ordre ethnoculturel et le second est d’ordre stato-national.  Mais au lieu de fournir aux lecteurs une liste des mouvements sociaux à tendances nationalistes, comme le fit Léon Dion dans les années 70, avec quatre types de partis nationalitaires : conservateur, libéral, socio-démocratique et révolutionnaire, Daniel-louis Seiler a tenté d’expliquer la pluralité des revendications nationalitaires à travers l’évolution des revendications et des mobilisations de défense de la périphérie. Ces éléments de distinctions sont tributaires du poids réel de la culture politique, plus elle est singulière, plus elle recouvre un champ de mobilisation plus vaste.

Ainsi, pour Daniel-louis Seiler, il y a trois étapes, trois morphologies que l’on peu observer dans l’évolution des partis nationalitaires (autonomistes etc..), ces trois « corps » sont issus des référents véhiculés à d’une manière plus ou moins légitime, selon l’impact de la mobilisation. L’auteur appelle ce processus « la morphologie de conscience autonomiste[10] » ; nous avons :

 la réaction légitimiste, elle utilise des revendications politiques liées à la spécificité pour asseoir leurs légitimités au sein d’une culture politique bien délimitée. Elle est la première mobilisation de la périphérie qui s’oppose aux changements survenus du centre. Mais d’un point de vue historique toutes les mobilisations légitimistes se heurtèrent  à la politique du centre et à sa répression.

La deuxième phase de mobilisation est le nationalisme populiste, celui-ci se développe en porte à faux au centralisme (nationalisme) naissant. Cette nouvelle morphologie de conscience autonomiste se traduira en socialisation politique et enfin en parti politique, par exemple le P.C.A. (Partitu Corsu Autonomistu) lors de la période de renaissance avec les revendications ethno-culturelles des Muvristes.

Avec l’échec de cette seconde morphologie nationalitaire, en raison de la fragmentation politique et économique subséquente à la première guerre mondiale, une autre mobilisation émergera de l’imbroglio international : le régionalisme-nationaliste.  Il est la négation de la seconde morphologie, comme d’ailleurs l’était la seconde de la première. Sa nature est d’ordre essentiellement économique, c’est le concept « du vouloir vivre au pays », la fin du colonialisme. Sur un point de vue institutionnel, ce mouvement social débouche sur la négation de l’Etat-nation ; la société sans État. Pourtant, bien que rejetant la nationalisme populiste, cette revendication identitaire ne peut se défaire du  passé de sa mouvance et de son historicité,  il reste lié aux anciennes mobilisations. Mais il tend vers l’avenir, le vouloir et le fait de construire un monde reflétant leur singularité et leur spécificité.

Enfin, comme le souligne Daniel-louis Seiler « il serait erroné d’établir une classification des partis autonomistes à partir des prises de consciences qui les engendrèrent. Deux  autres variables doivent être prise en compte : le néo-centralisme et le moyens utilisés (ibid. p.23). ». De plus nous savons que cette observation est structurale, elle relève d’une approche macro-comparative. Le nationalisme est pluriel, chaque revendication véhiculant sa propre définition épistémologique.  Alors comment saisir l’évolution des revendications nationalitaires sur le plan microsociologique dans tout cela ?

Si on accepte l’idée que tout nationalitarisme est de nature identitaire, comme le fait José Forné[11], il est possible de saisir l’évolution des mouvements sociaux à caractères nationalistes. Par exemple, on peut objectivement noter que pour le nationalisme Corse[12], la revendication nationalitaire est née de la  difficile déconnexion de l’individu au groupe dominant politique (par exemple les quarante années de « révolution » au XVIIIéme siècle) ou notabiliaire (voir notabilitaire plus tard[13]) et affirmant une individuation (identité de base). Cette identité de base va, par le passage de l’individu au groupe de référence (linguistique, historique etc..), devenir une identité collective, puis elle se concrétisera en identité culturelle. C’est à partir de ce moment clef que les revendications culturelles vont être institutionnalisées ou instrumentalisées en objet politique : identité politique. De ce fait les revendications nationalitaires sont tributaires des mobilisations du groupe en identité culturelle. Elles répondent en aval aux réclamations de la société. La représentativité du nationalitarisme moderne dépend de ce processus de légitimation du phénomène. Toutes les constructions mythiques, idéologiques, métaphysiques, religieuses, etc.. sont intrinsèquement liées aux choix et aux constructions identitaires de l’ensemble auquel l’évolution (car pour la Corse il y a une évolution) paradigmatique des revendications nationalitaires se réifie en émanant de sa structure (organisation) l’action politique. Il faut noter aussi, afin d’être concis, que l’identité culturelle devenue objet politique a tendance à s’institutionnaliser en ethnicité politique, et pour obtenir ce résultat, les acteurs des mouvements sociaux nationalitaires doivent tenir compte des valeurs et des sens inhérents au système international sur un plan politique, historique et conceptuel. Par exemple le régionalisme de type internationaliste identitaire du F.R.C. de Charles Santoni, Giséle Poli etc.. conjuguait le local au global « il n’y a pas de régionalisme sans socialisme, il n’a pas de socialisme sans démocratie ». Mais cela est une autre histoire.

 

                                                                                                DOMINICI THIERRY

                                                                                       doctorant en sciences politiques à 
                                                                                              l’Université Montesquieu-Bordeaux IV.        

 



[1] Gaston Bachelard  La formation de l’esprit scientifique, p. 14, , Librairie philosophique J. Vrin, Paris 1957. 257p.

[2] Édité lors des élections présidentielles de 1988.

[3] In  Les partis politiques publié en 1951 aux éditions Payot.

[4] Thémis 1966. (épuisé).

[5] Pour plus de d’information sur ce terme, j’invite les lecteurs a se référer aux analyses du sociologue Robert Lafont dans ses différentes publications mettant en exergue une opposition entre la région ( espace culturel, historique, linguistique et ethnique) et la l’Etat-nation (identité nationale, citoyenneté etc..).

[6] Matteï Dogan « Déclin des nationalismes et dynamique des générations en Europe de l’Ouest », in revue internationale des sciences Sociales, n°136, mai 1993, p.208-232, UNESCO/Erés.

[7] Nation et nationalisme depuis 1780, programme, mythe et réalité, NRF, 1992.

[8] Daniel-louis Seiler Les partis autonomalistes, Q.S.J. ? n°1997, P.U.F. deuxième édition 1994. 

[9] « le centre-édificateur d’une culture nationale et la résistance croissante des populations assujetties et ethniquement, linguistiquement ou religieusement distinctes, en province et dans les périphéries (Lipset et Rokkan Party systems and voter aliguments, N-Y Free Press 1967, cité in Daniel-louis Seiler Les partis autonomalistes, Q.S.J. ? n°1997, P.U.F. deuxième édition 1994, p.6).

[10] in Les partis autonomistes, Q.S.J. n° 1997, p.19.

[11] Les  nationalismes  identitaires en Europe, les deux face de Janus, L’Harmattan 1994. Ce chercheur essaie de définir une anthropologie du nationalisme.  

[12] Dominici Thierry le passage de l’identité à l’identité politique dans l’évolution des revendications nationalitaires corses, approche théorique et paradigmatique, mémoire de D.E.A. de sciences politiques sous la direction du professeur Daniel-louis Seiler, Université Montesquieu-Bordeaux IV, année 1996/97, deux volumes.

[13] Jean Louis Briquet La tradition en mouvement, Belin 1997.