État, guerre des polices et "nationalistes" complices
                                                                      par l'Omu di Cagna                       

I/ La situation

L'assassinat ignoble des deux résistants Corses GM Rossi et GC Fratacci marque un tournant, voire une rupture dans l'histoire du nationalisme Corse.
Gangrené de l'intérieur, soumis à la pression de bandes armées qui mettent sous coupe réglée certaines micro régions, terrorisant et rackettant  d'honnêtes travailleurs. Le mouvement est traversé par une vague criminelle qui semble devoir tout emporter.
La passivité de certains dirigeants a amplifié la dérive. Passivité par lâcheté d'abord et qui commence à se transformer en une complicité que des mois, voir des années de fonctionnement sur ce mode finissent par pérenniser.
Cette situation fait, bien entendu, l'affaire de l'état qui voit un moyen commode et assez inattendu d'en finir avec le "problème Corse".
Un coup de Matignon et puis s'en vont ...
Dans cette optique des complicités se sont nouées, établies, renforcées au fil des ans. La revendication globale des nationalistes se voit vidée de son sens, sa substance, sans aucun états d'âme, par quelques ambitieux carriéristes qui se revendiquent comme les représentants d'une Unita qui au lieu de se réaliser se disloque:
Car la base militante reste lucide 
Il est évident qu'elle a de plus en plus de mal à suivre ceux qui renoncent à défendre le peuple corse en le revendiquant comme elle renoncera probablement à suivre ceux qui font de l'assassinat politique de militants intègres un mode d'action. Cette base s' est considérablement effritée et les militants convergent  vers, ou tentent de créer, d'autres représentations du nationalisme porteuses d'avenir et de démocratie .
Les malversations, les manipulations et les manœuvres d'intoxications se multiplient pour tenter de légitimer l'idée que certains acteurs sont plus propres que d'autres. 

II Les manipulations

D'une manipulation....
Certains agents de l'état n'hésitent pas à mouiller "leur chemise" pour contribuer de façon active à alimenter les rumeurs avec un seul objectif : noircir et déstabiliser.
Dans un rapport, qui est remonté par la voie hiérarchique jusqu'à la direction parisienne des renseignements généraux,  est signalé la présence le 11 octobre 2000 de François Santoni dans la région du Cap Corse. Celui ci est aperçu sortant du domicile d'une certaine Mme Corinne Orsini.
Tenant à la main une valise en cuir il rejoint un luxueux véhicule de type 4X4.
Un rendez vous mystérieux, une valise plus mystérieuse encore et des signes extérieurs de richesse affichés ostensiblement.
Le rapport est établi par deux inspecteurs des renseignements généraux bastiais, en l'occurrence messieurs TIERI et PIETRI. Voila deux courageux fonctionnaires assumant une noble et dangereuse mission : mettre en évidences les agissements coupables du sulfureux François Santoni.
Grâce à leur précieux travail la légende se vérifie. Dans une opulence constatée Santoni se livre à de probable malversations.
En attendant le second épisode que nos courageux agent de l'état n'auraient peut être pas hésités à produire.
COMME ILS ONT INVENTES DE TOUTE PIÈCE LE PREMIER 
En effet le 11 octobre 2000 François Santoni loin de ces rocambolesques insinuations, se trouve à Paris.
De 10 heures à 16 heures en compagnie de Delphine BYRKA, journaliste à Paris Match il prépare un "papier". Après 16 heures il se rend à une réception à l'hôtel de ville ou le maire de Paris remet une décoration aux chanteurs corses Antoine CIOSI et Jean Paul POLETTI et où de nombreux insulaires sont invités. Bien entendu tout ceci est aisément vérifiable.
La question que l'ont peut alors se poser est de savoir pourquoi deux obscurs fonctionnaires des RG de Bastia mettent en circulation des rapports tout simplement inventés ?
Quels sont leurs motivations ? Qui les commandite ? Quelles sont leurs accointances ?
Autant de question que leur hiérarchie devrait leur poser si elle n'est pas impliquée dans une telle manœuvre. Nous ne doutons pas que les services de l'état auront à cœur de faire la lumière sur une affaire dont nous voulons penser qu'il en sont une des victimes. C'est du moins ce que nous voulons penser. Dans le cas contraire l'affaire serait beaucoup plus grave.

à l'autre...
Toujours dans la même veine revenons quelques instants sur "l'affaire Defenzo".
Un assassinat ou crapulerie et ignominie font bon voisinage. Tous les ingrédients significatifs de la dérive sont présents. Des proches de Talamoni, aux balances qui s'épanchent au point que le juge en "oublie" certaines déclarations précises, en passant par d'obscurs intérêts financiers. Nous sommes bien loin du combat nationaliste et des idéaux qui l'anime.
Ainsi l'un des protagonistes de cette affaire indique au juge le nom des commanditaire de ces fameuses nuits bleues. Plus précisément il donne le nom pour l'un, pour l'autre le procès verbal ne retenant que les initiales. Ces individus n'ont jamais été entendus. Sont ils trop proches de Talamoni et donc du  processus initié par Lionel Jospin.
Finalement Baptiste CANONICCI n'est il pas le bouc émissaire facile qui endosse toute la responsabilité et dont la disparition en arrangerait plus d'un. Avec le précédent Defenzo on imagine que pour certains tous les coups sont permis...

III Un début de solution


Il est temps que se produise en Corse un sursaut pour mettre hors d'état de nuire ceux qui ont commencés à tirer notre pays sur les rivages de l'incohérence politique. 
Il est logique de réclamer aujourd'hui toute la lumière sur les comportements délictueux émanant  d'employés de l'état qui utilisent leur fonction pour se prêter à de dangereuses manipulations.
Aujourd'hui plus que jamais les élus clanistes contrôlent l' île dans tous ses rouages. Les Rossi, Giacobbi et autres Baggioni ont accentués leur main mise pour le compte et le profit de l'état et avec la complicité révélée au fil des jours de Talamoni. En prenant des décisions pour lesquels ils n'ont aucune légitimité et qui, finalement, ont pour seul résultat de mener le combat nationaliste dans une impasse.
Il est grand temps aussi que les Corses soient appelés à se prononcer pour élire de nouveaux représentants et définir ainsi une nouvelle assemblée de Corse avec des engagements, des missions et des compétences clairement établis dès le départ.

Il est urgent que Lionel JOSPIN prenne la mesure de toutes ses responsabilités.