Présenza Naziunale communique :

Pour quelles injustices roulent ils ?

Depuis quelques jours, au travers des "révélations" dans ce qu'il est convenu d'appeler "l'affaire" de l'enquête du double assassinat d' Île-Rousse, il n'est pas exagéré de dire que nous allons d'écœurements en écœurements.

La découverte de connivences malsaines qui impliquent un haut représentant de la justice française pose un véritable problème qui ne pourra demeurer en suspens. Au delà de l'aspect pitoyablement opportuniste d'un juge qui nous à habitué à rendre une "justice" arbitraire et orientée, se pose la question plus grave de savoir où s'arrête la passivité et où commence la complicité.
S'il s'avère qu'une puce téléphonique à pénétré dans l'enceinte d'une prison en bénéficiant du silence complice d'un juge informé de ces faits alors nous sommes en présence d'une situation inédite à ce jour. Objectivement le juge se fait l'allié du destinataire de cette puce téléphonique.
Pour quels sombres desseins ?
Et d'autres questions naturellement affluent :
Quel utilisation a t'on fait de cette puce ?
Si elle n'a pas été détruite qui la détient ?
Si un avocat, en l'occurrence maître Garbarini, à dignement refusé de la remettre à son destinataire, qui s'est chargé de cette besogne ?
Des éclaircissements s'imposent et sont attendus.
Il y a nécessité, car dans cette affaire c'est une fois de plus le problème du dysfonctionnement d'une justice qui attribue des pouvoirs démesurés à un individu qui se pose.
Il semble que les institutions politiques et judiciaires françaises n'aient pas vraiment compris la leçon du super préfet Bonnet et de la forte probabilité de produire de pareils "excès", en dotant une personne de pouvoirs insensés, sans aucun contrôle. Avec des résultats plus ou moins désastreux , proportionnels  à la mégalomanie du détenteur de ces pouvoirs.
De surcroît un autre problème va se poser sous la forme d'une interrogation pénible :
Le silence complice d'un juge n'est il pas motivé par la "nécessité politique" ?
Le spectre de la passerelle du judiciaire qui vole au secours du politique se profile alors même qu' elle est censée ne jamais exister. Mais la France n'est elle pas le pays de tous les miracles ? D' un "préfet incendiaire" à un "juge politique" y a t'il encore quelque chose de surprenant ?
Bien entendu les bénéficiaires politiques présumés de ce comportement présumé ne voudraient certainement pas être révélés au grand jour. L'effet pour leur carrière serait probablement désastreux ...
Et s'ils étaient nationalistes, pis encore, ils auraient à se justifier auprès de leur base. Pour expliquer comment ils ont pu bénéficier d'une telle complicité. Au nom de quels compromissions, de quels renoncements ...? Pour quels objectifs?
Dans les jours qui viennent on peut supposer que des journalistes d'investigations en recherche d'objectivité et donc de vérité mettrons en oeuvre tous les moyens pour faire émerger celle-ci.
La justice elle même cherchera certainement à mettre en évidence les faits et leur(s) cause(s).

Mais pour Jean Michel ROSSI et Jean Claude FRATACCI l'irréparable a été commis. 

En ce moment et en ce qui nous concerne une vérité nous semble évidente, imparable et c'est celle qui consiste à affirmer que la Corse ne peut envisager d'avoir des projets, sans au préalable obtenir la clarté.
Clarté concernant, à minima, les comportements et les agissements de ceux qui avancent, parés d'un mandat électif et donc du devoir de rendre des comptes aux électeurs qui leur ont donnés leur confiance.
Clarté, vérité et châtiment pour ceux qui pensent que l'assassinat est un moyen commode de réduire les oppositions politiques.
Clarté enfin sur les véritables intentions du gouvernement Jospin à l'égard de la Corse.