Une
raillerie entendue en métropole ces jours ci pour évoquer la visite de Vaillant
en Corse :
François 1er
disait : "Soit vaillant Bayard, il en va de l’avenir
du pays"
Jospin 1er dit :
"Soit bavard Vaillant, il en va de mon avenir personnel "
Autre temps, autres moeurs...
Suite à la visite du ministre Vaillant, Presenza
Naziunale communique :
"Le processus de Matignon a t’il vécu ?
L’espoir d’une solution politique nous pousse aujourd’hui
à continuer d’affirmer que non. Mais les faits, durs et têtus, nous conduisent
à nous interroger voir à douter.
Douter que l’action de l’Etat soit sous tendue par une
réelle volonté de mettre en place le cadre adéquat pour une solution valide.
Nos revendications les plus fondamentales se trouvent ainsi passées à la
trappe :
-La
reconnaissance du Peuple Corse semble être un projet définitivement écarté par
le gouvernement.
-
Les prisonniers politiques continuent d’être une réalité occultée et les
familles subissent de plein fouet le
préjudice et le poids, financier, affectif et humain de cette situation.
-Notre
culture et notre langue restent les sous produits d’une autre culture et d’une
autre langue.
-La corsisation des
emplois n’est même pas envisagée dans la programmation des discussions à venir.
-Dans
une île ou le travail précaire semble être la règle, aucune volonté de mise en
place d’une politique sociale ambitieuse ne semble émerger.
Il continue donc, à l’évidence, d’exister
une volonté déterminée de nous maintenir dans une situation d'indignité que
notre communauté ne peut accepter.
Le processus de Matignon, loin de ses objectifs initiaux,
se réduit pour l’instant à un vague train de mesures, essentiellement
économiques, rarement sociales et jamais politiques. Nous nous trouvons ramenés
à un « processus » qui
finit par ressembler aux mesures de « saupoudrages » en vigueur il y
a quelques années et que nous condamnions alors.
Pour redevenir crédible l’initiative de Matignon doit
aller beaucoup plus loin qu’elle n’est allée jusqu’à présent.
Et ce n’est pas
l’exercice de démagogie du ministre Vaillant, pas plus que les
atermoiements de José Rossi, qui emporteront notre conviction."